Ce sera probablement pour moi le billet le plus difficile à écrire depuis la naissance du blog des Bilous.
Je choisis de le faire en vous partageant des images de bonheur.
Le 23 juin, nous sommes allés aux festivités de la St Jean Baptiste, le coeur bien lourd... cette journée là, la décision a été prise d'arrêter les traitements qui visaient à ralentir l'avancée inéluctable de la leucémie de maman
Marie-Annick Lépine suivie de Jérôme 50
Le lendemain nous sommes allés voir Les Trois Accords avec nos chers amis
J'ai joué du Drum chaque jour, mettant mon cerveau à OFF, en essayant de ne pas penser à ce qu'il aller falloir affronter
Le 27 juin, J'ai envoyé cette photo de moi à maman, qui avait du partir en ambulance à l'hôpital.
Je travaillais tout le WE en régie des artistes au Festival Cultura.
Le jour suivant, une hospitalisation à domicile a été mise en place, pour accompagner maman jusqu'au bout du chemin...
Mon billet d'avion était réservé. Je suis allée remplir mon coeur auprès de mes amis à L'Assomption. Une dernière soirée en sol Québécois avant le départ vers la France.
le 6 juillet, frère est venu me chercher à la gare
Francine, toujours fidèle au poste et toujours là pour ses deux petits
Nous avons fait cette dernière photo de nous 4
On a décidé de l'entourer d'amour
chaque jour, nous allions courir ou pédaler dans cette campagne qui nous a vu grandir
Chaque soir nous massions ses pieds, elle disait que c'était son moment préféré de la journée
puis il y a eu cette baignade, cette dernière ride en voiture et ce dernier plouf. C'était son rêve, alors, on l'a fait...
Pendant ce temps Guigui combattait les feux de forêt dans le Nord du Québec, il n'a malheureusement pas pu venir auprès de nous, mais il était là, chaque jour, dans nos coeurs.
Tahaar et Martine
J'ai tout fait pour mettre des sourires sur son visage
nos si chers Biquets...
Cette journée là, le lundi 13 juillet, les résultats de la dernière prise de sang furent catastrophiques.
Maman a décidé de se fabriquer un petit fond de sangria et elle s'en est délectée
Romy et Robin étaient à nos cotés quand nous avons pris la décision de refuser la transfusion de sang...
Maman a demandé la sédation profonde continue à son médecin traitant cette soirée là...
Nous ne savions pas que c'était la dernière fois que nous massions ses pieds...
Maman a du se battre pour avoir accès, le mercredi 15 juillet, à la sédation profonde.
Le 16 juillet 2026, son corps, à bout de force s'est éteint
Maman est décédée dans une douceur immense, entourée de nous tous, dans un amour infini
5 sept 1950 - 16 juil 2026
Nous avons continué d'être emtourés de tant d'amour, Dodo et son bébé, Nath
Notre cousine Fanny
avec mon Ben et Flo, mes deux témoins à notre mariage, dans mon petit village, devant l'église où on s'est dit oui pour toujours
au Brûlot, le bar de Villotte, cet endroit si apaisant où nous nous retrouvions le soir pour se remplir le coeur
Mon oncle Richard, mes petits cousins Léo et Carl
La cérémonie de funérailles a été célébrée le 22 juillet.
Nous avons reçu tant d'amour, c'était touchant, c'était terriblement triste et beau à la fois.
J'ai retrouvé ces humains qui sont là pour moi depuis toujours
Nous remercions chaque mot reçu, chaque larme, chaque calin. Ce fut réconfortant de vous avoir avec nous, d'un bout à l'autre de la planète. Merci.
Photo prise par Bilou qui était là lui aussi, texte que j'ai lu lors des funérailles
Maman...
Jusqu'au bout tu as été une combattante et une révolutionnaire, tu disais que tu n'avais pas le courage mais la RAGE.
Une rage de vivre qui nous a tous impressionnés.
Tu étais enragée de nous laisser et de quitter cette vie que tu aimais tant.
Tu as lutté pour avoir le droit de partir dignement, dans ta maison, entourée des tiens, dans la douceur.
Tu as dit au revoir à chaque proche avec une bienveillance incroyable.
Je n'oublierai jamais chacun de tes gestes d'amour envers tous ces gens qui t'aiment.
Tu nous a répété cette phrase en boucle ces derniers jours "La vie est belle", comme un dernier cadeau, pour que l'on oublie pas de profiter de tout, en ta mémoire.
Comme dit mon frère : "je ne sais pas comment je vais faire maman pour vivre sans toi. J'ai toujours eu une maman"